Archives pour la catégorie Vers une île sans pesticides

Fiche pratique au jardin : favoriser les abeilles sauvages, un bien commun pour la biodiversité de vos jardins

 

 

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Jardin du jeudi : « Bourse aux graines, pour plus d’autonomie et de biodiversité »

Le premier « Jardin du jeudi » s’est tenu au Jardin de l’Amer. La fiche ci dessous en rend compte.
Nos prochains rendez-vous (printemps et été) vous seront communiqués ultérieurement.  Les thèmes auxquels nous pensons pourraient être :  « L’eau au Jardin : comment en réduire la consommation ? « ,  » Les Bio indicateurs : que nous apprennent-ils sur la nature du sol du jardin? « , « Les plantes complémentaires et les rotations de cultures au potager », « Nourrir les abeilles : quoi semer, quoi planter et quand? »

Si vous avez des thèmes à proposer,  soit parce que vous connaissez la question, soit parce que vous souhaitez en savoir plus ; si vous avez envie d’accueillir un « Jardin du jeudi » chez vous, écrivez nous !
Contact : collectif.agricole.yeu@hotmail.fr

Bourse aux graine – des graines mais pas de challan!

Faire disparaître les chenilles processionnaires de façon naturelle : une nouvelle Fiche pratique au jardin

C’est un gros problème pour ceux dont les jardins et les lieux de promenades en sont infestés et c’est une question de santé publique! Un groupe de citoyens de l’Ile d’Yeu s’emploie, avec des méthodes naturelles, à lutter, déloger et si possible faire disparaître les chenilles processionnaires.

Bonne lecture!
D’autres informations suivront d’ici peu, avec une Fiche pratique au jardin un peu plus technique.

Animatrice : Marie Christine Duliège
mc@duliege.com

Frelons asiatiques : nous pouvons maîtriser leur prolifération

Depuis l’année 2016 , les apiculteurs de L’Ile d’Yeu sont préoccupés par la présence du frelon asiatique. Le frelon asiatique qui vient d’Inde , introduit  en France par le commerce de poteries en 2004, ne présente pas d’agressivité envers l’homme s’il ne sent pas menacé .
Sur l’Ile nous connaissions le frelon européen qui s’attaque rarement aux ruches.

Différences entre  ces deux espèces :

   –  Frelon Européen   (30  mm)  :       

            

– Frelon asiatique (25 mm) :

Alimentation :
Le frelon asiatique creuse les fruits mûrs, l’écorce tendre des jeunes arbres et se nourit d’insectes .
Il stationne devant les ruches pour attraper les abeilles qui alimentent leur colonie ; quand cette colonie est affaiblie il entre dans la ruche pour se nourrir du couvain .

Cycle du frelon asiatique :
En février , mars les reines qui ont passé l’hiver dans un abri : (tas de bois , trou dans la terre ) vont commencer un nouveau nid .
En mai : le nid est déjà bien développé .
En juillet : le nid est à son apogée .
En novembre les reines et les mâles quittent le le nid .
Les reines fécondées partent hiberner .
Les mâles ne passeront pas l’hiver.

Le nid :
Est construit en hauteur souvent à plus de 10 mètres ; sa taille n’excède pas 60 cm. Il est constitué d’écorce et de bois tendre machés , qui formeront une pâte ressemblant à du carton ; l’entrée est latérale .A l’automne , le nid est abandonné .

Quand piéger?

Il est recommandé de piéger de septembre à fin novembre pour capturer les fondatrices qui vont hiberner .Puis  de mars Jusqu’à la mi-juin.

Comment piéger?
Installer le piège à une hauteur d’environ 1,50 mètre ; le remplir avec l’appât alimentaire classique : 1/3 de bière brune 1/3 de vin blanc + 1/3 de sirop de fruits rouge.

Tous les particuliers peuvent participer à ce piègeage , qui diminue le nombre de frelons , de nouveaux nids au printemps et une éventuelle menace pour chaque individu.

Piège à frelons asiatiques

Pour aider les abeilles de l’île il faut les nourrir!

Le miel c’est bien, les fleurs c’est encore mieux…
Si tout le monde connait l’abeille domestique et les bourdons, plus rares sont ceux qui ont entendu parler des osmies, des andrènes, des mégachiles…qui sont autant de groupes d’abeilles de l’île d’Yeu. Il y a de plus en plus de monde sur l’île à vouloir une ou plusieurs ruches. Cet engouement pour les abeilles est plutôt positif, mais devient problématique sur un territoire comme l’île d’Yeu qui ne permet déjà pas de nourrir suffisamment les colonies domestiques. Sans parler de l’augmentation des risques parasitaires, si les récoltes de miel sont plus faibles aujourd’hui qu’à une certaine époque, c’est aussi parce que sur un territoire aussi petit et pauvre en plantations mellifères que l’île d’Yeu, le ratio nombre de colonies/espaces de « pâturage » disponible devient de plus en plus faible.

Pour en savoir plus sur les plantations mellifères, cliquez ici : Liste végétaux mellifères

Une désinformation existe par rapport au développement des colonies d’abeilles domestiques Apis Mellifera. Ce ne sont pas les apiculteurs qui vont sauver la biodiversité de nos campagnes mais plutôt la protection des 966 autres espèces d’abeilles en France (20000 dans le monde), pour ne comptabiliser que les variétés d’abeilles… On peut lire beaucoup de choses sur les bienfaits de l’apiculture. L’abeille domestique est une espèce très emblématique dans notre société. Au-­delà de la motivation qui pousse les uns à installer des ruches sans être apiculteurs et les autres à entretenir l’idée qu’une ruche peut réellement contribuer à la biodiversité, il est important de considérer les conséquences de ce type d’action très populaire à notre époque afin de faire les bons choix pour la conservation des abeilles. Un rapport de synthèse publié en 2015 indique, références à l’appui, que l’introduction des ruches de l’abeille domestique entraîne trois types de risques : une compétition avec les abeilles sauvages pour la nourriture (pollen et nectar), des transmissions de maladies contagieuses des ruches vers les espèces sauvages indigènes, et enfin des changements dans la manière dont les plantes vont être pollinisées, ce qui peut entraîner une modification de la composition des communautés végétales et le développement d’espèces végétales invasives (comme l’ajonc et l’aubépine sur l’île d’Yeu). La plupart des gens qui demandent une ruche ne se rendent pas toujours compte du travail demandé pour gérer la colonie. S’ils veulent participer à la protection de la biodiversité, il faut parler de l’urgence pour la protection des abeilles sauvages de l’île et des problèmes d’artificialisation des sols de l’île.

ABEILLES SAUVAGES DE L’ILE D’YEU, ainsi nommée en opposition à l’abeille domestique dite sociale, l’abeille solitaire a un important rôle de pollinisation dans le jardin. C’est elle qui visite les premières fleurs des arbres fruitiers et toutes celles qui n’intéressent pas l’abeille domestique. Pour tous ceux qui veulent des ruches, l’abeille sauvage a besoin d’un jardinier pour lui fournir un abri où nidifier et la disponibilité des ressources alimentaires qui leur sont nécessaire. Les abeilles sauvages pollinisent les fleurs que ne visitent pas les abeilles domestiques, elles complètent le travail de ces dernières. Elles sont d’autant plus précieuses qu’elles butinent dès le mois de février, et pollinisent ainsi les premières fleurs des arbres fruitiers. Aussi, certaines fleurs ne sont pollinisées que par les abeilles sauvages (marguerites, sauges, primevères, etc). De nombreux sites internet d’informations peuvent éclairer tous les nouveaux apprentis apiculteurs pour fournir le gîte et le couvert (Buffet à papillons, Hôtels des abeilles, Gîte à Bourdons, etc) . http://www.abeillessauvages.com/#sthash.D23xeXyk.dpbs http://www.jardinage-­‐entomologique.fr/article-­‐26453512.html
Il est important de rappeler que vos aménagements rencontreront toujours plus de succès si leur environnement présente des surfaces naturelles avec des plantes à fleurs aussi diverses que possible. Un mélange d’espèce à floraison précoce avec d’autres floraison plus tardive permet d’offrir une source de pollen et de nectar tant aux abeilles sauvages printanières qu’aux espèces estivales. Notons enfin que la société des chasseurs de l’île d’Yeu participe activement à l’entretien des « zones de pâturages » des abeilles et procède à la plantation de semis mellifères et gibiers sur plus de 10ha de l’île d’Yeu. Les Zones Naturelles ne sont pas autorisées à être cultivées, nous sommes donc toujours à la recherche de terrains privées où l’on pourrait entretenir le sol et semer ces semis mellifères.

N’hésitez pas à contacter le Collectif Agricole ou la Société des chasseurs de l’île d’Yeu si vous souhaitez mettre à disposition un terrain pour qu’on l’on puisse y planter des semis de fleurs et/ou d’arbres mellifères.

ARTIFICIALISATION DES SOLS L’artificialisation correspond à la transformation d’un sol naturel ou agricole en un sol imperméabilisé (bâti, infrastructure). Les sols rendent à l’Homme de nombreux services écosystémiques parmi lesquels la production de biomasse (alimentation, matériau, énergie), la prévention des inondations (par l’infiltration), l’épuration de l’eau (par la filtration et la dégradation microbienne), l’atténuation du changement climatique (par le stockage de carbone), l’atténuation de l’îlot de chaleur urbain (par la rétention et l’évaporation d’eau), le support de la biodiversité et des paysages. La construction génère également des impacts aux différentes étapes du cycle de vie du bâtiment (parfois hors du site du bâti) : principalement lors de l’extraction des matériaux de construction, et lors des chantiers de construction (déplacements de terre, tassements, pollutions, mise à nu et érosion). Nous pouvons être inquiet pour l’île d’Yeu, le bétonnage de l’île est important et ne semble pas s’arrêter. La Mairie reconnaît ce problème et les besoins de compensation à l’artificialisation des sols de l’île. Dans ce sens, le PLU devrait pouvoir ainsi être modifié à la prochaine commission d’urbanisme pour autoriser des toitures végétalisées (pour les bâtiments professionnels dans un premier temps), mais ils ne peuvent rien faire de plus pour l’instant (les gens sont libres de construire sur une parcelle constructible), il faut donc expliquer les besoins en compensation écologique pour ceux qui veulent construire et bétonnée des terrains. Il faut militer pour un développement urbain renouvelé intégrant les espaces verts, parcs, jardins en tant qu’éléments multifonctionnels de l’urbanisation et préservant au maximum les fonctions des sols pour prendre en compte les besoins de continuité écologique et de développement des espaces d’alimentation pour les pollinisateurs. Augmenter le fleurissement de nos parcs et jardins, en favorisant les plantes sauvages et en les complétant avec des espèces horticoles non-­‐envahissantes constitue un point clé dans la conservation vertueuses de tous les pollinisateurs.

Semaine pour les alternatives aux pesticides

Pour cette 7ème édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, le Collectif agricole, Yeu demain, la LPO et les Croqueurs de pommes, ainsi que la Mairie et son service environnement, s’associent afin de promouvoir les méthodes alternatives aux pesticides entre le 20 au 30 Mars. Les Collèges (Sicardières et Notre Dame du Port contribuent également à notre action).

A vos agendas!

Cette année, l’association « Générations futures » et les autres organisateurs nationaux mettent l’alimentation à l’honneur :  » Dans un contexte où la demande de bio n’a jamais été aussi forte, où les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à s’y convertir mais où certains décideurs peinent encore à soutenir ce modèle durable, nous devons démontrer, de manière pédagogique, que les alternatives existent et qu’elles sont viables “.

Il peut sembler difficile de changer les habitudes au jardin, au champ ou dans l’assiette, et pourtant cela est nécessaire. A travers les différentes activités proposées au cours de ces quelques jours de Mars, nous aurons l’occasion d’échanger sur ces questions qui nous concernent tous.

Au-delà, de ce rendez-vous annuel, pour faire vivre la Charte pour une île sans pesticides et améliorer nos pratiques, des vidéos, des Jardins du jeudi, des films, des débats sont programmés tout au long de l’année. Des Fiches pratiques pour le jardin sont également disponibles au service environnement et sur les sites des partenaires.

A lire !
Le Rapport de Générations Futures sur la présence des pesticides dans nos aliments :
Etat des lieux des résidus de pesticides dans les fruits et les légumes en France Edition 2018  Retour sur notre rapport

Fiche pratique au jardin : Préparer le jardin pour l’hiver

Lors du dernier « Jardin du Jeudi » 2017, questions, expériences, conseils pratiques et réponses ont fusé. Ces travaux pratiques « in situ », dans le jardin sont très instructifs.
Il n’est pas trop tard pour s’y mettre, afin d’avoir un jardin nourricier à la sortie de l’hiver.
On se retrouvera au printemps 2018 pour échanger des plants.