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Pour savoir ce qu’est le Réseau agricole des îles atlantiques

Le Réseau Agricole des Iles Atlantiques est né en 2014 d’un besoin de partager les soucis, les solutions et des projets concernant les agriculteurs et le développement des activités agricoles respectueuses de l’environnement.
Nous nous sommes déjà rencontré deux fois pour un week-end de travail, à l’Ile d’Yeu en 2014, puis à Belle-Ile en Mer en 2015.  Cette année les Rencontres de fin Novembre auront lieu à Oléron.
Le Réseau anime également un débat lors du Festival des Insulaires. Le dernier eu lieu à Bréhat en Septembre 2017, où 80 personnes ont participé aux échanges et à la réflexion sur la place de l’agriculture dans le développement durable des îles.

Bonne lecture!
Argumentaire. Réseau agricole des îles

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Le Réseau Agricole des Iles Atlantiques au Festival des Insulaires 2017 à Bréhat

Entre festivités, découverte de l’île de Bréhat et rencontres entre les acteurs insulaires, l’agriculture a trouvé sa place dans l’édition 2017 du festival, durant le dernier week-end de Septembre.

Georges et Christine Birault pour l’Ile d’Yeu ont été accueillis par François et Marion à la Ferme de Kervilon. C’est un Gaec en maraîchage qui comptera bientôt quatre membres installés sur 2ha. Une véritable ruche ! Le biodynamiseur de Georges y est maintenant hébergé, attestant de la vie du réseau et des liens qui se tissent entre les producteurs des îles.  Mireille et Raymond quant à eux étaient au camping…

Dynamiseur transféré de l’Ile d’Yeu à Bréhat
La Ferme du Kervilon

Arrivés deux jours avant le festival, Christine et Georges Birault (Ile d’Yeu), et François Letronc (Bréhat) ont confectionné des panneaux d’information destinés au marché des producteurs : Pourquoi le Réseau agricole des îles ?  Organisation de stages ouverts à des scolaires et des porteurs de projets (accueil, découverte des pratiques et de fermes dans les îles …) ; Information sur le Fonds de dotation Perspective, porté par Marc Gérôme et Annick Jade.


Les fonds récoltés (1600€ en deux jours) permettront dans l’immédiat de participer au financement d’une étude agronomique à Bréhat dans le cadre de la préparation du nouveau PLU, afin d’évaluer les besoins des agriculteurs et porteurs de projets de l’île en matière d’équipements, surfaces, etc.

Actions organisées par le Réseau
9h – 13 h : Marché de producteurs. Présence avec les panneaux de communication et des  documents d’information grand public sur le stand de vente des produits de la ferme.
Lieu : Le Bourg, île sud
15h – 17h : Portes ouvertes au GAEC de Kervilon
Visite de la ferme avec les maraîchers du Gaec (Marion, Yoan, Yvone), pendant que François était invité à témoigner au débat sur l’économie circulaire organisé par le festival.
Lieu : Kervilon, île nord
17h30 – 19h : débat,  « Agriculture, bien commun des îles »
Agriculture durable et locale, quels atouts pour les îles ? Comment soutenir les initiatives ? Témoignages d’agriculteurs : Hoëdic,  Groix, Bréhat, Yeu, Belle-Ile en mer, Arz…
Lieu : ferme de Kervillon, île nord

Le débat animé par Georges et François, a réuni 80 personnes, attestant que l’agriculture est aujourd’hui une préoccupation partagée et commune à de plus en plus de monde. Au moins trois maires y ont participé (Hoëdic, Aix, Bréhat), ainsi que Michel Charuau (élu Ile d’Yeu), Luc Pasquier (Président de Yeu demain) et Mathilde Barré (Chargée de mission Terres Fert’Ile, Ile d’Yeu). L’AIP n’a, par contre, pas participé au débat. Ces moments d’échanges confirment l’actualité et la pertinence de nos préoccupations et démarches. C’était aussi l’occasion de
« regonfler les batteries » en terme de motivation et d’aborder des actions diverses.
– Fonds de Dotation Perspectives. Il permet de mobiliser des fonds de contributeurs privés en complément d’autres financements (individuels, collectivités, …), pour financer des actions concernant l’agriculture dans les îles. Par exemple financer l’étude prospective pour le développement agricole de l’île de Bréaht qui sera réalisée à l’automne par Naïla Bedrani (actuellement animatrice du Réseau) et Jeanne Roche (paysagiste DPLG). Cela fait suite à une longue mobilisation menée par François et Marion, agriculteurs sur l’île de Bréhat. Cette étude leur permettra d’étayer ce qu’ils attendent du PLU en cours d’élaboration.
– Plusieurs structures, différentes selon les îles, sont en train de déployer (avec des méthodologies diverses) un diagnostic agri-alimentaire ayant pour objectif principal de définir le potentiel de maintien et de développement de l’agriculture. Comment s’accorder et développer une méthodologie générique ? Cela pourrait intéresser les chercheurs qui sont en contact avec le Réseau.
– Sur l’animation du Réseau, plusieurs de ses membres pensent qu’une thèse de recherche-action pourrait être pertinente et être réalisée grâce au dispositif CIFRE. Le temps de sa mise en place, un emploi en CDD d’animation serait à créer. Un rendez-vous avec M. Bredin, directeur de l’AIP, et M. Palluel, président de l’AIP et Maire de Ouessant, est sollicité pour le mois de novembre.
– Le projet Terre Fer’île, comment  avance le projet auprès du grand public, des propriétaires fonciers et des élus.
– Sur Belle-Ile, au sein de ses actions agricoles, le CPIE conduit avec plusieurs partenaires deux projets de recherche-action : VOIE LACTEE, avec AGROCAMPUS OUEST et le GERDAL (sociologues agronomes), dont l’objectif est d’accompagner sociologiquement la transition du système laitier local et d’étudier son lien avec le développement territorial ; ATLASS, mené avec la FRCIVAM et Terralim, dont l’objectif est de définir une méthode de développement d’une stratégie alimentaire territoriale. Belle-Ile est l’un des 3 sites-tests bretons.

Cette année, avec beaucoup d’insistance de notre part, les événements organisés par le Réseau agricole des Iles atlantiques ont été inscrits dans le programme officiel du festival. C’est une première.
Des contacts ont été pris avec des agriculteurs non encore impliqués dans le Réseau.
Une large diffusion d’un flyer présentant le Réseau a été réalisé.

Nous poursuivrons le travail, notamment sur la nature de « bien commun » de l’agriculture et la façon « de faire commun » entre les iles, lors de notre 3ème rencontre agricole inter-îles des 24, 25 et 26 Novembre 2017 à Oléron.

 

 

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et l’agriculture : une dynamique pour la biodiversité en Vendée

Des initiatives à saluer, à lire, à écouter :
https://www.facebook.com/paysansdenature/
http://vendee.lpo.fr/nos-actions/agriculture-et-biodiversite/
https://www.franceinter.fr/emissions/carnets-de-campagne/carnets-de-campagne-04-novembre-2016

Le 14 Septembre 2017, le « Jardin du jeudi » sera consacré à la biodiversité, la vie de la terre et aux oiseaux au jardin. L’animation sera assurée par la LPO de l’Ile d’Yeu.
email : lpoyeu@gmail.com

 

Assemblée générale de la Confédération paysanne : le Collectif agricole y était

Georges et Cristi, adhérent à la Confédération paysanne pour l’un et amie de la Conf’ pour l’autre, ont assisté à l’assemblée générale de la Confédération paysanne de Vendée, qui s’est tenue le 30 Mars 2017
Par notre présence, nous souhaitions remercier la Conf’ pour son écoute, pour la venue de quelques-uns de ses membres en Février 2016 afin de soutenir notre action et les porteurs de projet de l’Ile d’Yeu. http://wp.me/p4K3V0-hE.
Nous souhaitions aussi témoigner de l’avancée du Projet Terres Fert’Ile et participer à la réflexion sur le devenir de l’agriculture française.
Il est important que nous gardions le contact avec les organisations professionnelles du continent pour sortir de l’isolement insulaire. Bien que d’un territoire à l’autre les freins, les difficultés et les solutions diffèrent, nous partageons avec la Conf’ de nombreuses problématiques pour défendre une agriculture paysanne en circuit court et sortir d’un modèle agricole industriel qui a atteint ses limites.

Pour amorcer une spirale agricole vertueuse les pistes sont :
– la déconnexion par rapport au système qui rend l’agriculteur dépendant
– la recherche de l’autonomie des exploitations agricoles par rapport aux semenciers, aux banques, aux marchés spéculatifs et aux systèmes de distribution centralisés
– la défense de l’agriculture paysanne : choix de la qualité plutôt que de la quantité. Méthodes de production respectueuses de la terre, de la santé et des animaux.
– le choix du circuit court pour mieux nourrir les populations et échapper aux circuits longs favorables à l’agriculture industrielle, tout en établissant des prix qui permettent à l’agriculteur de vivre décemment.
– la recherche de l’autonomie alimentaire des territoires
Ainsi l’ADEAR ( Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural ) caractérise l’agriculture paysanne par sa capacité à contribuer aux éléments suivants :

 Pour développer cette agriculture paysanne à l’Ile d’Yeu ou ailleurs :
– Il faut des terres
 Il faut être vigilant et être présents dans les organismes qui interviennent sur le marché foncier agricole pour éviter l’accaparement des terres qui compromettent l’agriculture paysanne : Société d’Aménagement Rural et d’Etablissement Foncier (SAFER) et Les Commissions Départementales d’Orientation Agricole (CDOA).
–  Il faut des paysans et des porteurs de projet
Pour éviter que les fermes disparaissent avec leurs paysans, ou pour créer de nouvelles activités, il faut pallier le manque de transmission et les difficultés à l’installation.
Pour aider les nouveaux paysans à s’installer qu’ils soient d’origine paysanne ou urbaine il faut s’appuyer sur le vaste réseau d’animation rurale qui existe.  Les Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (ADEAR) mettent en place des outils précieux, dont les porteurs de projets de l’Ile d’Yeu doivent également pouvoir profiter : De l’idée au projet, Coopérative d’installation paysanne (CIAP), Café installation…
Mettre l’humain au centre, tenir compte du projet de vie mais aussi de la viabilité du projet, notamment en petite structure, sont des objectifs essentiels…
Malgré les insuffisances de la PAC, notamment la difficile mise en œuvre de son deuxième pilier, malgré le manque de volonté concrète d’aide à l’agriculture biologique, malgré les aides impayées et les dossiers trop complexes à remplir, il faut persévérer et s’appuyer sur les consom’acteurs qui sont de plus en plus nombreux à choisir « le bon, le bio et l’agriculture paysanne en circuit court ».

La vie du réseau agricole des Iles atlantiques : une dynamique confirmée

Les représentants d’Oléron, Yeu, Bréhat, Ré, et Belle-Ile se sont retrouvés pour deux jours de travail à Clisson, les 10 et 11 Mars 2017, pour préparer les prochaines « Rencontres »

Rencontres Inter-Iles 2017 sur l’île d’Oléron
 Vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 novembre

Objectifs du Réseau :
– Maintenir et développer l’activité agricole.
– Développer le circuit court et l’autonomie alimentaire.
– Préserver un marché foncier agricole.
– Mobiliser des élus.
– Développer l’implication citoyenne pour faire d’une l’alimentation de qualité un objectif collectif.
Valeurs du Réseau :
– Agriculture durable, respectueuse de l’homme et de l’environnement (3 piliers : social /environnement /économique)
– Agriculture paysanne, agroécologie
– Cohérence avec le territoire : circuits courts, liens avec les consommateurs, enjeux climat, qualité de l’eau, santé
– Approche filière : du foncier à l’assiette
– Accompagnement des agriculteurs en place vers la transition
– Solidarité, transmissibilité
– Démarche collective, fédératrice avec une vision sur le long terme

Le réseau comprend : Aix, Arz, Ouessant, Bréhat, Groix, Oléron, Yeu, Belle-Ile-en-mer, Ré, Batz, Molène, Houat, Hoëdic

Lors des prochaines « Rencontres  » le travail en ateliers portera sur des thèmes relevant de la gestion des friches, de la mobilisation foncière, des modalités de gestion du foncier par la SAFER et les municipalités, la reconnaissance des spécificités liées à l’insularité, la complexité des classements des terres et les conflits d’usage que cela génère, l’installation et la transmission des fermes, l’articulation entre écologie et activités agricoles, alimentation durable, l’implication citoyenne…

Sur ces Iles dans lesquelles la dynamique agricole est confirmée, les freins et les solutions sont diverses. Elles sont liées à l’histoire du territoire et de son agriculture, à la volonté des élus et au tissu associatif. Le foncier est une préoccupation première. Faire un diagnostic de l’offre potentielle et souhaitable est nécessaire pour déterminer les actions concrètes à mettre en œuvre. Evaluer les besoins de la population résidente à l’année et en saison devrait permettre de penser l’alimentation durable comme un « bien commun ».

Faire reconnaître l’agriculture comme une activité à part entière contribuant à une activité durable sur les Iles est un enjeu important. C’est pourquoi nous souhaitons que les débats sur l’agriculture ne soient pas marginalisés lors du prochain festival des Insulaires à Bréhat, comme ce fût malheureusement le cas jusque maintenant, et que les thèmes, heures et lieux de débat soient annoncés dans le programme.