Archives pour la catégorie Réseaux/ Rencontres

Fête de la vache nantaise 2018

Fête de la vache nantaise les 7,8 et 9 septembre

Pour en savoir plus :
https://www.vachenantaise.fr/

Fête de la vache nantaise 2018
Fête de la vache nantaise 2018
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La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et l’agriculture : une dynamique pour la biodiversité en Vendée

Des initiatives à saluer, à lire, à écouter :
https://www.facebook.com/paysansdenature/
http://vendee.lpo.fr/nos-actions/agriculture-et-biodiversite/
https://www.franceinter.fr/emissions/carnets-de-campagne/carnets-de-campagne-04-novembre-2016

Le 14 Septembre 2017, le « Jardin du jeudi » sera consacré à la biodiversité, la vie de la terre et aux oiseaux au jardin. L’animation sera assurée par la LPO de l’Ile d’Yeu.
email : lpoyeu@gmail.com

 

Assemblée générale de la Confédération paysanne : le Collectif agricole y était

Georges et Cristi, adhérent à la Confédération paysanne pour l’un et amie de la Conf’ pour l’autre, ont assisté à l’assemblée générale de la Confédération paysanne de Vendée, qui s’est tenue le 30 Mars 2017
Par notre présence, nous souhaitions remercier la Conf’ pour son écoute, pour la venue de quelques-uns de ses membres en Février 2016 afin de soutenir notre action et les porteurs de projet de l’Ile d’Yeu. http://wp.me/p4K3V0-hE.
Nous souhaitions aussi témoigner de l’avancée du Projet Terres Fert’Ile et participer à la réflexion sur le devenir de l’agriculture française.
Il est important que nous gardions le contact avec les organisations professionnelles du continent pour sortir de l’isolement insulaire. Bien que d’un territoire à l’autre les freins, les difficultés et les solutions diffèrent, nous partageons avec la Conf’ de nombreuses problématiques pour défendre une agriculture paysanne en circuit court et sortir d’un modèle agricole industriel qui a atteint ses limites.

Pour amorcer une spirale agricole vertueuse les pistes sont :
– la déconnexion par rapport au système qui rend l’agriculteur dépendant
– la recherche de l’autonomie des exploitations agricoles par rapport aux semenciers, aux banques, aux marchés spéculatifs et aux systèmes de distribution centralisés
– la défense de l’agriculture paysanne : choix de la qualité plutôt que de la quantité. Méthodes de production respectueuses de la terre, de la santé et des animaux.
– le choix du circuit court pour mieux nourrir les populations et échapper aux circuits longs favorables à l’agriculture industrielle, tout en établissant des prix qui permettent à l’agriculteur de vivre décemment.
– la recherche de l’autonomie alimentaire des territoires
Ainsi l’ADEAR ( Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural ) caractérise l’agriculture paysanne par sa capacité à contribuer aux éléments suivants :

 Pour développer cette agriculture paysanne à l’Ile d’Yeu ou ailleurs :
– Il faut des terres
 Il faut être vigilant et être présents dans les organismes qui interviennent sur le marché foncier agricole pour éviter l’accaparement des terres qui compromettent l’agriculture paysanne : Société d’Aménagement Rural et d’Etablissement Foncier (SAFER) et Les Commissions Départementales d’Orientation Agricole (CDOA).
–  Il faut des paysans et des porteurs de projet
Pour éviter que les fermes disparaissent avec leurs paysans, ou pour créer de nouvelles activités, il faut pallier le manque de transmission et les difficultés à l’installation.
Pour aider les nouveaux paysans à s’installer qu’ils soient d’origine paysanne ou urbaine il faut s’appuyer sur le vaste réseau d’animation rurale qui existe.  Les Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (ADEAR) mettent en place des outils précieux, dont les porteurs de projets de l’Ile d’Yeu doivent également pouvoir profiter : De l’idée au projet, Coopérative d’installation paysanne (CIAP), Café installation…
Mettre l’humain au centre, tenir compte du projet de vie mais aussi de la viabilité du projet, notamment en petite structure, sont des objectifs essentiels…
Malgré les insuffisances de la PAC, notamment la difficile mise en œuvre de son deuxième pilier, malgré le manque de volonté concrète d’aide à l’agriculture biologique, malgré les aides impayées et les dossiers trop complexes à remplir, il faut persévérer et s’appuyer sur les consom’acteurs qui sont de plus en plus nombreux à choisir « le bon, le bio et l’agriculture paysanne en circuit court ».

Rencontre autour de l’apiculture islaise : vers un plan sanitaire?

 

Pique nique/rencontre avec les apiculteurs vendéens
Pique nique/rencontre avec les apiculteurs vendéens

Les apiculteurs amateurs de l’île d’Yeu, s’inquiètent, s’interrogent et veulent sauver les abeilles ici comme ailleurs.
Le 19 mars 2016, dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, Mireille et Raymond Chaillou invitaient les apiculteurs amateurs de l’ile – Denis et Marie Thérese Planchot, Jean-Christophe Macé, Emilie Sage, Pierre Sagot, Frederic Cabon, Valérie Ferrero, Raymond Mireille Chaillou, Frédéric Martin François Duliège et Jacqueline Turbé – à rencontrer deux apiculteurs professionnels  de Vendée, Pascale leroy-Ailerie et Claude Poirot.
Le premier sujet abordé lors de la réunion de l’après midi a été la difficulté de produire du miel depuis quelques années. Pour beaucoup d’apiculteurs en France, depuis 3 ans , la météo a été défavorable à de bonnes récoltes. Cela est dû principalement à l’augmentation de périodes de vent d’est qui assèchent les fleurs et privent les abeilles de nectar, et donc en conséquence, une moindre production de miel. Peut-être aussi que le changement climatique apporte des modifications au comportement des abeilles ?
Mais sur l’île c’est surtout la présence du varroa qui affaiblit nos colonies, et pour un apiculteur amateur, ce sont  les traitements chimiques des allées herbeuses des propriétés privées, non loin de son rucher, qui décimment  ses abeilles.
Beaucoup de questions sont posées à Claude Poirot au sujet du varroa :
Quels acaricides employer pour l’apiculture bio ?
– En décembre-janvier : traiter à l’acide oxalique
– A la mi-mai : acide formique
– En août-septembre : au thymol .
La pratique de la sélection des ruches les « meilleures nettoyeuses ».
Pratiquer le test du losange prélevé dans le couvain : prélever un petit losange sur un cadre de couvain, le mettre au congélateur 24 H, le replacer dans le cadre, et vérifier le nettoyage des alvéoles 48 h plus tard.
Cela permettra de faire de l’élevage sur les souches les plus performantes (celles qui auront mieux nettoyer les alvéoles).
A quel moment nourrir les ruches ?
Si les ruches sont faibles, dès janvier avec un nourrissement solide, (ex : apifonda).
Au printemps, on nourrit avec du sirop liquide .
A quel moment remplacer les reines ?
Claude change ses reines tous les deux ans .
Un des apiculteurs présents, apiculteur de longue date (avant les années 1980), nous dit qu’il a connu un temps où la pause des hausses à la belle saison (avril, mai) était suivie d’une récolte abondante en août (jusqu’à 40 kilos par ruche), sans avoir fait quoique ce soit  dans les ruches …. Il n’y avait ni maladie, ni varroa. Quand il voit le travail que cela demande maintenant, pour si peu de rendement voir pas du tout, c’est démoralisant .
Serait-il possible d’envisager la production des autres bienfaits  de la ruche ?
Gelée royale ; Pollen ; Propolis
Pascale nous a répondu :
Pour la gelée royale, c’est beaucoup de travail. Elle a dirigé son choix  sur la production du pollen ; c’est une activité moins physique que la récolte du miel ; le pollen se vent très bien. Quant à la production de propolis, elle varie selon la race des abeilles.

En conclusion, il a été convenu que nous devons nous concerter et nous associer pour établir un plan sanitaire afin de mieux combattre le “ fléau varroa“.

Rencontre de fin d'après midi en présence de l'élu à l'environnement
Rencontre de fin d’après midi en présence de l’élu à l’environnement

Nous avons apprécié cet échange qui a réuni une grande partie des apiculteurs amateurs de notre caillou en présence de deux apiculteurs professionnels,
Mireille et Raymond

 

Une visite de la Confédération paysanne au Collectif agricole de l’Ile d’Yeu

Jeudi 4  Février 2016, l’animatrice de la Confédération paysanne, Lili Robert ainsi que trois agriculteurs de Vendée : Michel Jolly porte parole de la Conf’ Vendée, Mathieu Courgeau porte-parole de la Conf’  Pays de la Loire  et Albert Chenu – sont venus rendre visite et apporter leur appui aux agriculteurs de l’île d’Yeu ainsi qu’aux porteurs de projets, en particulier le projet d’aviculture de Lionelle.

Lors du repas, le tour de table a permis de se présenter individuellement et de présenter le projet Terre Fert’Ile mis en œuvre par le Comité de développement de l’agriculture, d’échanger sur la situation générale de l’agriculture en France qui connaît aujourd’hui une crise profonde pour ce qui est de sa part conventionnelle (toujours plus d’endettement), mais en revanche semble plutôt mieux s’en sortir pour ce qui est de l’agriculture paysanne, bio et locale. L’accent est mis sur l’importance d’une stratégie réduisant les coûts, grâce à des méthodes de culture et d’élevage économes en matériels et en intrants, sur les conséquences dramatiques de l’endettement que le système de la PAC a favorisé, et enfin sur l’inquiétude concernant les possibilités de transmission des fermes et des savoirs entre générations.
La venue de nouveaux agriculteurs issus de milieux non agricoles, le manque de terres à un prix abordable rendent d’autant plus nécessaire le soutien d’une agriculture paysanne par la communauté, les associations, les consommateurs et les élus, ainsi que par la Confédération paysanne et les organismes d’aide à l’installation (ADEAR, CIAP 44, etc.).

La rencontre a aussi été l’occasion pour les producteurs de l’île de faire part de leurs difficultés et de leurs souhaits. Certains n’ont malheureusement pas pu venir.

Visite éclaire mais chaleureuse et fructueuse !

 

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