Archives pour la catégorie Le Collectif agricole

Le Pressoir islais reprend son activité à partir du 26 Août : une année prometteuse!

La saison des pommes, poires et raisins est revenue et semble plus prometteuse que l’an passé. Le Pressoir Islais fonctionnera encore cette année 2017, 17 bis rue du Puits Mulet, à partir du 26 août.

Quelques rappels
– Cueillir les fruits sur les arbres, mûrs, mais non pourris. Ne pas les ramasser à terre.
– La presse fonctionne avec un minimum de 50kg de fruits. Il est donc judicieux de s’associer avec d’autres personnes pour avoir 90 Kg (taille du pressoir) ou plus.
– Apportez vos bouteilles propres, elles seront utilisées pour votre part de production.

Partage des jus
– Si vous cueillez et apportez les fruits au Pressoir, vous repartirez avec 1/3 de la quantité de jus pasteurisé produite.
– Si le Pressoir Islais se charge du ramassage et du transport de la récolte, vous repartirez avec 20% de la quantité de jus pasteurisé produite.

Contactez Marianne au 06.08.91.97.19. à partir du 24 août ou via lepressoirislais@orange.fr

A vos paniers et bonne récolte!

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et l’agriculture : une dynamique pour la biodiversité en Vendée

Des initiatives à saluer, à lire, à écouter :
https://www.facebook.com/paysansdenature/
http://vendee.lpo.fr/nos-actions/agriculture-et-biodiversite/
https://www.franceinter.fr/emissions/carnets-de-campagne/carnets-de-campagne-04-novembre-2016

Le 14 Septembre 2017, le « Jardin du jeudi » sera consacré à la biodiversité, la vie de la terre et aux oiseaux au jardin. L’animation sera assurée par la LPO de l’Ile d’Yeu.
email : lpoyeu@gmail.com

 

Assemblée générale de la Confédération paysanne : le Collectif agricole y était

Georges et Cristi, adhérent à la Confédération paysanne pour l’un et amie de la Conf’ pour l’autre, ont assisté à l’assemblée générale de la Confédération paysanne de Vendée, qui s’est tenue le 30 Mars 2017
Par notre présence, nous souhaitions remercier la Conf’ pour son écoute, pour la venue de quelques-uns de ses membres en Février 2016 afin de soutenir notre action et les porteurs de projet de l’Ile d’Yeu. http://wp.me/p4K3V0-hE.
Nous souhaitions aussi témoigner de l’avancée du Projet Terres Fert’Ile et participer à la réflexion sur le devenir de l’agriculture française.
Il est important que nous gardions le contact avec les organisations professionnelles du continent pour sortir de l’isolement insulaire. Bien que d’un territoire à l’autre les freins, les difficultés et les solutions diffèrent, nous partageons avec la Conf’ de nombreuses problématiques pour défendre une agriculture paysanne en circuit court et sortir d’un modèle agricole industriel qui a atteint ses limites.

Pour amorcer une spirale agricole vertueuse les pistes sont :
– la déconnexion par rapport au système qui rend l’agriculteur dépendant
– la recherche de l’autonomie des exploitations agricoles par rapport aux semenciers, aux banques, aux marchés spéculatifs et aux systèmes de distribution centralisés
– la défense de l’agriculture paysanne : choix de la qualité plutôt que de la quantité. Méthodes de production respectueuses de la terre, de la santé et des animaux.
– le choix du circuit court pour mieux nourrir les populations et échapper aux circuits longs favorables à l’agriculture industrielle, tout en établissant des prix qui permettent à l’agriculteur de vivre décemment.
– la recherche de l’autonomie alimentaire des territoires
Ainsi l’ADEAR ( Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural ) caractérise l’agriculture paysanne par sa capacité à contribuer aux éléments suivants :

 Pour développer cette agriculture paysanne à l’Ile d’Yeu ou ailleurs :
– Il faut des terres
 Il faut être vigilant et être présents dans les organismes qui interviennent sur le marché foncier agricole pour éviter l’accaparement des terres qui compromettent l’agriculture paysanne : Société d’Aménagement Rural et d’Etablissement Foncier (SAFER) et Les Commissions Départementales d’Orientation Agricole (CDOA).
–  Il faut des paysans et des porteurs de projet
Pour éviter que les fermes disparaissent avec leurs paysans, ou pour créer de nouvelles activités, il faut pallier le manque de transmission et les difficultés à l’installation.
Pour aider les nouveaux paysans à s’installer qu’ils soient d’origine paysanne ou urbaine il faut s’appuyer sur le vaste réseau d’animation rurale qui existe.  Les Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (ADEAR) mettent en place des outils précieux, dont les porteurs de projets de l’Ile d’Yeu doivent également pouvoir profiter : De l’idée au projet, Coopérative d’installation paysanne (CIAP), Café installation…
Mettre l’humain au centre, tenir compte du projet de vie mais aussi de la viabilité du projet, notamment en petite structure, sont des objectifs essentiels…
Malgré les insuffisances de la PAC, notamment la difficile mise en œuvre de son deuxième pilier, malgré le manque de volonté concrète d’aide à l’agriculture biologique, malgré les aides impayées et les dossiers trop complexes à remplir, il faut persévérer et s’appuyer sur les consom’acteurs qui sont de plus en plus nombreux à choisir « le bon, le bio et l’agriculture paysanne en circuit court ».

La vie du réseau agricole des Iles atlantiques : une dynamique confirmée

Les représentants d’Oléron, Yeu, Bréhat, Ré, et Belle-Ile se sont retrouvés pour deux jours de travail à Clisson, les 10 et 11 Mars 2017, pour préparer les prochaines « Rencontres »

Rencontres Inter-Iles 2017 sur l’île d’Oléron
 Vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 novembre

Objectifs du Réseau :
– Maintenir et développer l’activité agricole.
– Développer le circuit court et l’autonomie alimentaire.
– Préserver un marché foncier agricole.
– Mobiliser des élus.
– Développer l’implication citoyenne pour faire d’une l’alimentation de qualité un objectif collectif.
Valeurs du Réseau :
– Agriculture durable, respectueuse de l’homme et de l’environnement (3 piliers : social /environnement /économique)
– Agriculture paysanne, agroécologie
– Cohérence avec le territoire : circuits courts, liens avec les consommateurs, enjeux climat, qualité de l’eau, santé
– Approche filière : du foncier à l’assiette
– Accompagnement des agriculteurs en place vers la transition
– Solidarité, transmissibilité
– Démarche collective, fédératrice avec une vision sur le long terme

Le réseau comprend : Aix, Arz, Ouessant, Bréhat, Groix, Oléron, Yeu, Belle-Ile-en-mer, Ré, Batz, Molène, Houat, Hoëdic

Lors des prochaines « Rencontres  » le travail en ateliers portera sur des thèmes relevant de la gestion des friches, de la mobilisation foncière, des modalités de gestion du foncier par la SAFER et les municipalités, la reconnaissance des spécificités liées à l’insularité, la complexité des classements des terres et les conflits d’usage que cela génère, l’installation et la transmission des fermes, l’articulation entre écologie et activités agricoles, alimentation durable, l’implication citoyenne…

Sur ces Iles dans lesquelles la dynamique agricole est confirmée, les freins et les solutions sont diverses. Elles sont liées à l’histoire du territoire et de son agriculture, à la volonté des élus et au tissu associatif. Le foncier est une préoccupation première. Faire un diagnostic de l’offre potentielle et souhaitable est nécessaire pour déterminer les actions concrètes à mettre en œuvre. Evaluer les besoins de la population résidente à l’année et en saison devrait permettre de penser l’alimentation durable comme un « bien commun ».

Faire reconnaître l’agriculture comme une activité à part entière contribuant à une activité durable sur les Iles est un enjeu important. C’est pourquoi nous souhaitons que les débats sur l’agriculture ne soient pas marginalisés lors du prochain festival des Insulaires à Bréhat, comme ce fût malheureusement le cas jusque maintenant, et que les thèmes, heures et lieux de débat soient annoncés dans le programme.