Maraicher en bio à l’île d’Yeu : « Jardin du jeudi » du 11 Septembre 2014 aux Champs du Suet’

Dans une belle mosaïque de parcelles récemment défrichées entourée de haies, plus d’une vingtaine de personnes sont venues découvrir l’activité maraîchère de Rémi et Aurélie et leur histoire aux Champs du Suet’, route des Conches.

http://www.kizoa.fr/faire-video/d13259525k7380025o1/jardins-du-jeudi-aux-champs-du-suet

Le défrichage des parcelles, familiales essentiellement, a commencé il y a maintenant cinq ans. Cultures de plein champ et serres froides permettent de fournir le marché de Port Joinville dès le printemps, tout l’été et une partie de l’hiver. Cependant la production n’est pas suffisante pour fournir des paniers en plus. Peut-être plus tard… Il est prévu une vente à la ferme quelques heures par semaine. Ce sera l’occasion de voir le travail, de prendre des nouvelles des producteurs, de la terre, des légumes et bientôt des fruitiers. Pour l’heure il faut encore défricher tout en cultivant et en vendant : ronces, pruneliers, saule, fougères, épines noire constituent une masse dense qu’il faut reconquérir pour ouvrir les champs, préparer la terre et accueillir les jeunes plants de légumes. On aperçoit quelques chênes verts, au-delà des parcelles du fond. Les fossés doivent être curés afin d’assurer un bon drainage. Après cette première étape chronophage il faut préparer la terre. Engrais verts à la fin de l’automne et pommes de terre auront nourris le sol et l’auront nettoyé. Au printemps elle sera prête à recevoir le compost et les semis.

Rémi et Aurélie cultivent en bio,  sans insecticides,  fongicides, herbicides ou engrais chimiques. Ils ont demandé le label AB, mais doivent attendre deux ans avant de pouvoir l’afficher : outre le cahier des charges qu’il faut respecter et les visites de contrôle, cette démarche coûte de 1000€ pour les deux hectares productifs. Leurs méthodes de culture impliquent une bonne connaissance de la vie de la terre, des plantes et des écosystèmes. Il leur faut aussi observer et avoir de la patience, accepter les accidents de la nature. Lorsqu’une maladie se déclare ou qu’un prédateur menace la récolte il leur faut analyser la cause du déséquilibre qui génère le problème et tenter d’agir dessus en amont. Pas toujours facile!  Cette année par exemple les fraises ont eu un problème et finalement nous n’en avons pas eu dans nos assiettes… La diversité des plantations, leur complémentarité et une rotation des cultures favorisent la bonne santé des légumes et du sol. Mais ces choix ont un coût. C’est le prix de la qualité et ils y tiennent. De plus en plus de consommateurs aussi! Ils ont « grandi » progressivement, sans emprunts afin d’assurer leur autonomie et d’éviter  de se lancer dans la course à « toujours plus grand » pour rembourser capital et intérêt.

Les visiteurs des « Jardins du jeudi », les curieux, les consommateurs désireux de consommer du bon du bio et du local étaient manifestement contents de leur visite. Merci et bonne chance à Rémi et Aurélie!

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