Paniers, marchés, Amap : le rôle du consommateur

Cueillette et paniers chez le maraîcher
Cueillette et paniers chez le maraîcher

Choisir les producteurs et les modalités d’achat, c’est déjà soutenir une agriculture paysanne de proximité, respectueuse de notre santé et de l’environnement.

Choisir ses producteurs : Pour soutenir les producteurs et assurer la pérennité des fermes qui produisent avec des méthodes respectueuses de l’environnement et de notre santé,  nous pouvons choisir de nous approvisionner auprès d’eux. Nous leur apportons ainsi un revenu, mais aussi un soutien moral. Nous avons besoins de leurs produits, de savoir comment ils sont fabriqués, et  eux ont besoin de vendre et de voir la satisfaction qui est la nôtre. Savoir leurs produits appréciés donne du sens à leur travail. Ainsi dans la proximité nous échangeons bien plus que des produits contre de l’argent!

Choisir où et comment on achète : On peut acheter au marché ou directement chez le producteur, s’abonner à la semaine, au mois, à l’année, cueillir soi-même, avoir un panier tout prêt, ou acheter selon l’envie et le jour…
La production agricole est soumise aux aléas climatiques et souffre parfois de déséquilibres des écosystèmes propices à des attaques de ravageurs (champignons, prédateurs, insectes, etc.). Parfois c’est toute la récolte de carottes ou de tomates qui est compromise. Le manque à gagner peut être dramatique. Le consommateur qui souhaite que la ferme subsiste ne doit il pas alors accepter d’acheter « ce qu’il y a »? C’est ce que l’on peut faire en s’abonnant à la semaine, au mois ou plus. Cela permet d’assurer un revenu fixe au producteur, quelque soit sa récolte. Le système des paniers hebdomadaires et des AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) y contribuent.
Dans les stations balnéaires où le tourisme imprime son rythme saisonnier à la demande ce problème n’est pas simple à résoudre. La haute saison permet d’écouler la production et parfois la récolte n’est pas suffisante. D’autres fois la surproduction guette. Pour peu que le mauvais temps s’en mêle et que la fréquentation chute, les invendus peuvent s’accumuler. Les producteurs peuvent alors avoir recours à la transformation (confitures, coulis conserves…). Mais encore faut-il être équipé! Peut-être pourrions nous créer une coopérative de conserves? Certains estivants hésitent à prendre un panier car ils ne sont là qu’en pointillé. On pourrait imaginer un « panier collectif », payé d’avance au producteur. La famille X est là la première semaine, Y la deuxième et Z la quatrième : reste à trouver une famille qui prend la panier la troisième semaine… et le tour est joué! Pour le paysan c’est un mois de vente assuré. Entre internet et les téléphones portables cela doit pouvoir se faire, non? Un doodle c’est parfait pour ce type de planification.
Les solutions sont variées. Le consom’acteur doit avoir à coeur de soutenir l’agriculture paysanne de proximité. C’est la garantie d’une production de qualité pérenne, de l’emploi agricole et d’un lien humain riche. A l’Ile d’Yeu, une Amap de poisson existe, mais les amapiens sont nantais. Nous n’en avons pas sur l’île pour les produits issus de l’agriculture. D’autres formes de « contrats » suffisent pour l’instant. Mais à l’avenir si le besoin s’en fait sentir les Consom’acteurs  y réfléchirons!

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