Fermes Ouvertes aura lieu le Dimanche 20 octobre 2019 : Une date à retenir!

A NOTER DANS VOS AGENDAS : FERMES OUVERTES, FÊTE DE L’AGRICULTURE 2019
Quand? Dimanche 20 Octobre de 10h à 18h
Où? Au Verger Patrimonial
Au programme (une affiche sera faite avec plus de détails courant septembre)
– Marché paysan
– Animation musicale
– Repas paysan, Bar, sandwich, boissons
– Atelier enfant
– Expos
– Débat
– Visite du champ de safran
– animations diverses

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Éolienne Piggott

Apprendre à fabriquer une éolienne domestique : stage en Octobre à l’Ile d’Yeu

Venez participer à la construction et à l’installation d’une éolienne Piggott. Profitez d’une semaine pour acquérir un savoir-faire utile, vivre une aventure collective et accroître l’autonomie énergétique en utilisant la force du vent ! Un peu de théorie, mais surtout beaucoup de pratique pour (re)découvrir les travaux manuels.

Du mercredi 9 au dimanche 13 octobre 2019 de 9h à 19h, à l’atelier du Container, rue des Usines à l’île d’Yeu.

Plus d’infos pratiques et inscriptions : https://framaforms.org/formulaire-dinscription-stage-eolienne-a-lile-dyeu-1565520244

N’hésitez pas à m’appeler pour régler les détails pratiques : 06 33 02 02 25
Bon vent à vous !

Aurélie Guibert

Stage construire une éolienne Piggott

Le Jardin des forbans : à découvrir dans une vidéo

Le 11 Juillet nous avions programmé un « Jardin du jeudi » pour découvrir ce qu’est un Jardin partagé .Cliquez ici pour voir la vidéo

Les prochains Jardins du Jeudi :
– Jeudi 26 septembre de 17h à 19h :  Lutte au naturel contre les Chenilles processionnaires, Chez Marie-Christine Duliège, Maison Nautile, 46 Chemin de l’Ilia
– Jeudi 10 Octobre : Faire ses conserves (déshydratation, lactofermentation, bocaux, confits…)

 

 

 

CR Jardin du Jeudi Au jardin partagé des Forbans

Des nouvelles du Verger patrimonial : un entretien expérimental

Nous venons de recevoir notre nouvelle machine et j’ai fauché le verger dans presque sa totalité car les chardons arrivaient à leur maturité de reproduction et il faut les réguler. J’ai laissé quelques ilots non fauchés qui ne comptaient pas de chardons et que nous allons laisser aller plus loin dans leur cycle, sauf ci cela occasionnent une gêne majeure.
Il va y avoir exportation des rémanents (en français on va enlever le foin), lorsque ceux-ci seront suffisament secs sauf sur une partie d’une surface d’environ 25m carré situé vers le tas de compost : en effet celà va être une zône test ou l’on laissera toujours l’herbe fauchée sur 4 ou 5 ans pour voir l’évolution de la végétation.
Sur le terrain nous auons donc trois zônes test, celle que je viens de citer, celles où l’herbe est fauchée et celles (pied des arbres) où on laisse la végétation s’auto réguler (à 80 cm environ) et ou on eradiquera les ligneux de type arboré qui ne manqueront pas d’apparaître.

à bientôt,
Jean JACQUEMONT
Référent Citadelle
Commune de l’Ile d’Yeu
06.66.40.14.28
courriel : citadelle@ile-yeu.frJean Jacquemont référend du Verger Patrimonial

Echanges instructifs et chaleureux au Jardin potager du « petit bonhomme »

J du J chez Bernard Guerry

« Ce petit bonhomme » nourrit sa famille en légumes, en œufs (4 poules), et selon la saison, en fruits. Si sa femme est amoureuse des légumes, lui l’est de son jardin. Il aime aussi cuisiner : Il faut dire qu’il a été charcutier-traiteur dans une vie antérieure ! Entre tradition et modernité il soigne sa terre, a construit quelques buttes en lasagne, respecte le calendrier lunaire, pratique le paillage (copaux, falène, feuilles mortes, paille), la rotation des cultures et les bons mariages entre les plantes. Il cultive aussi la diversité, plusieurs variétés de choux, de pois, de haricots, du fenouil, des radis, du cèleri rave et en branche, des salades et des tomates…. La diversité des cultures se retrouve dans l’assiette au gré des saisons ! Il cherche, se renseigne, lit, visite les sites d’internet sur la permaculture, se fait une idée en toute indépendance, applique et rectifie si besoin.  « Je vais dans le sens de l’histoire » dit-il. Tout compte fait, sa démarche est très scientifique !  Sans oublier les nids à mésanges, l’hôtel à insectes et les fleurs pour nourrir et attirer les pollinisateurs. Depuis 18 ans il ramène quarante grandes poubelles de goémon en fin d’automne pour amender les 200m2 cultivés.  Pour faire ses buttes de 7 mètres de longs et 35 cm de hauteur, il a creusé le sol sur 20 cm, comblé le fond avec des branchages et des brindilles, puis posé des feuilles par-dessus, ajouté du compost de la Gravaire et la terre du poulailler, et enfin recouvert le tout de la terre mise de côté préalablement. Pas besoin d’engrais chimiques ici ! La terre est riche. « Il y a de l’azote, du ligneux, les vers de terre, y’a tout. Et le travail se fait tout seul à l’intérieur ». Et puis il y a l’eau du puits, 30m3 soit 30 000 litres renouvelés en permanence. Pour soigner les plantes, pas de pesticides : il utilise son purin d’ortie et de consoude qu’il fait pousser dans un coin du jardin.  « Je suis presque autonome quoi ! Et ça pousse ! Il est beau mon jardin ! », conclut-il, assez content de lui.

Sur l’île, on ne sait pas combien de jardiniers –  200 ? 300 ?  – s’activent entre légumes d’hiver, de printemps et d’été, et travaux d’automne. Pourtant on sait que les potagers sont nombreux à l’abri des murets, dans les venelles, dessinant des écrins de verdure et de fertilité entre les maisons du bourg, des villages et du Port ! Le temps où l’île était quasi autonome n’est pas si loin et ceux qui ont encore la « main verte » et pas mal de courage, seraient bien inspirés de transmettre aux plus jeunes… Les familles sont de plus en plus nombreuses à vouloir faire leurs légumes pour le plaisir et le porte-monnaie. Et pour apprendre rien ne vaut de mettre les mains dans la terre avec un passionné… surtout quand il sait raconter et accueillir avec générosité.

Merci Bernard!

Propos recueillis par Cristi Cohen, Collectif agricole
Article paru dans la Gazette de Mai 2019