Lettre à Monsieur Bruno Noury (Maire de l’île d’Yeu) et Madame Carole Charuau (Conseillère départementale) : Penser dès maintenant l’après-crise déclenchée par le Covid19

Bonjour à tous,  lecteurs et visiteurs,
Les membres de Conseil d’Administration du Collectif agricole soucieux de l’avenir de l’Ile d’Yeu, mais aussi de la planète terre qui nous accueille, ont fait parvenir une lettre  à Monsieur Bruno Noury, Maire de l’île, et à Madame Carole Charuau, Conseillère départementale.
Cliquer ici :  Lettre à Monsieur le Maire, 9 Mai 2020

Nous espérons revoir rapidement ceux qui ont été confinés comme nous, et que nous n’avons pas rencontrés lors de nos maigres déplacements, ainsi que ceux qui amoureux de l’île, souhaitent y revenir dans des bonnes conditions de sécurité sanitaire et participer à ce tournant écologique que nous appelons de nos voeux, ici comme ailleurs.

Bonne lecture et à bientôt,
Le Conseil d’administration du Collectif agricole de l’île d’Yeu
Ile d’Yeu, Le 11 Mai 2020

 

 

 

Manger malgré le COVID-19 : Aidons nos producteurs locaux ! ! !

Cette crise sanitaire et ses conséquences font que dans ces moments difficiles, la fourniture des produits agricoles et alimentaires est une des premières priorités. De l’agriculteur sur son exploitation à la caissière de supermarché en passant par la boulangère de quartier, l’ouvrier dans les usines de transformation ou le transporteur routier et les personnels naviguant du fret maritime, les acteurs de la chaîne alimentaire sont stratégiques pour nourrir la population confinée à domicile et les hôpitaux en pleine alerte sanitaire.

Aujourd’hui, tous, nous mesurons combien les économies des pays de la planète sont interdépendantes… il en est de même de tous ces acteurs de la chaîne alimentaire organisés autour, et dépendants très majoritairement, de la grande distribution.

Nous ressentons tous combien il est important de sécuriser l’accès à l’alimentation et nous nous interrogeons sur notre autonomie alimentaire qui avec l’évolution des modes de consommations s’est petit à petit perdue : 5 % de l’île est aujourd’hui cultivée contre 48 % en 1951.

Nous ressentons bien qu’il faut aller vers la résilience alimentaire pour, sur notre île, faire face aux menaces des crises systémiques en cours : changement climatique, épuisement des ressources, effondrement de la biodiversité, etc.

La résilience se fait par la pratique, et c’est le premier pas qui compte, même petit… Dans ce contexte, il est important d’apporter notre aide aux producteurs locaux qui aujourd’hui ne pourront pas écouler avant l’été leur production à d’autres que nous habitants et confinés sur notre île.

Aidons-les! Privilégions l’approvisionnement alimentaire de produits locaux

Tous se sont organisés. Soyons au rendez-vous pour les soutenir et contribuer ainsi à maintenir ce petit peu de production agricole locale que nous devrons dans l’avenir aider à se maintenir et se développer.

Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter : collectif.agricole.yeu@hotmail.fr

Pour vous approvisionner chez les producteurs, ou être livré, selon les producteurs contactez-les. Cliquez sur la phrase en rouge :

Tableau Coordonnées des producteurs de l’île

Bon courage
Le Collectif agricole de l’île d’yeu

Activité agricole ile d’yeu

« Qu’est-ce que nous révèle la crise du Covid19 ? Quelle résilience alimentaire sur notre île ? »

Dès l’annonce du confinement, les insulaires ont ressenti le besoin de sécuriser leur approvisionnement alimentaire et ici comme sur le continent, nous avons vu dans nos supermarchés nombre de consommateurs venir y constituer des stocks…
Le mode d’approvisionnement alimentaire actuel, centralisé (importance des Marchés d’Intérêt Nationaux et des très grandes surfaces), et mondialisé pour une grande part, n’est pas compatible avec une raréfaction de l’approvisionnement en pétrole, le ralentissement des échanges et des transports, la réduction des importations… Le moindre grain de sable informatique, énergétique ou sanitaire comme nous le montre la crise planétaire actuelle du Covid19, nous interroge sur les incohérences et les fragilités de notre « système ».
Après la seconde guerre mondiale l’Etat se préoccupait de la sécurité d’approvisionnement alimentaire, et menait une politique en conséquence. Puis, progressivement il a transféré la responsabilité de l’approvisionnement, du stockage et de la distribution aux acteurs du secteur privé en vertu des fameuses lois du marché et du « laisser-faire » qui répondraient au mieux à toutes les difficultés.
Or, l’autonomie alimentaire des villes n’est que de trois jours, selon l’Institut National de la Recherche Agronomique et de l’Environnement ! Les campagnes n’ayant que peu de producteurs locaux diversifiés – et c’est malheureusement souvent le cas aujourd’hui du fait du développement des grandes cultures à l’exportation, de la spécialisation et de la disparition de très nombreuses fermes – sont donc dépendantes, elles aussi, des Marchés d’Intérêt National (MIN) et des importations. L’île d’Yeu dépend à hauteur de 95% du continent pour son alimentation.
Nous risquons tous des ruptures d’approvisionnement. Il ne s’agit pas d’affoler et d’inciter les gens à stocker, mais de réfléchir collectivement à un plan de sécurité alimentaire, pour maintenant et également à plus long terme.

Que peut-on faire ?
A court terme et tant que dure la crise de ce nouveau coronavirus, nous devrions éviter les réflexes de stockage qui aboutissent à des rayons vides et à des difficultés d’organisation pour le GMS, et vérifier l’état des réserves familiales en bocaux et autres formes de conservation. Nous pouvons également nous occuper de nos potagers pour avoir une récolte abondante aux beaux jours… En attendant nous pouvons être solidaires en cas de besoin

A moyen et long terme
Produire localement
En 1951, 48% du territoire était cultivé contre seulement 5% aujourd’hui. Il ne s’agit pas de viser l’autonomie totale. Ce serait difficile compte tenu de nos habitudes alimentaires actuelles et de l’extension des surfaces bâties ou réservées aux jardins d’agrément et envahie par la friche arbustive.
Il serait souhaitable de développer une agriculture respectueuse de la santé des hommes, de la biodiversité et de favoriser une plus grande autonomie alimentaire en augmentant les surfaces cultivées sur l’île, en diversifiant la production et en adaptant nos circuits commerciaux.
Renforcer le projet Terres Fert’ile
Il faut renforcer l’action menée par le Comité de développement agricole (CDA) dans le cadre du projet Terres Fert’ile, en protégeant les fermes existantes, en aidant des porteurs de projets à s’installer et en suscitant des vocations.
Mettre les terres agricoles à disposition des agriculteurs
Pour développer l’agriculture encore faut-il que les propriétaires de terrains agricoles acceptent de les mettre à disposition des agriculteurs. Pour l’heure nous constatons de trop nombreuses réactions de rétention, qui non seulement ne sont pas conformes à la loi, mais sont également contraires à l’intérêt général. Terres Fert’ile a jusqu’à maintenant utilisé l’information, la concertation et la persuasion, mais il pourrait arriver un jour où il faudra mettre en œuvre, à l’instar d’autres communes, la procédure dite des « Terres incultes ».
Encore faut-il également que nous trouvions des solutions adéquates pour l’eau nécessaire aux activités agricoles et pour le logement des agriculteurs.
Enfin, encore faut-il que la Loi littoral évolue afin de permettre l’installation des bâtiments d’exploitation indispensables à toute activité agricole. Dans le cadre du RAIA (Réseau Agricole des Îles Atlantique), nous avons entrepris de construire, un plaidoyer auprès des élus (maires, régions, sénateurs et députés) pour que la Loi Littoral ne soit pas un frein à l’installation de fermes comme cela a été récemment le cas dans plusieurs îles.
Sauvegarder les potagers.
Il nous semble également que la protection et le développement des surfaces potagères familiales et vivrières (potagers, jardins collectifs ou familiaux…) seraient utiles pour augmenter la résilience alimentaire de l’île.

Il faudra certainement s’atteler à faire un diagnostic des effets pervers liées aux fluctuations saisonnières inhérentes à la fréquentation touristique. Pour pallier la précarité engendrée par la dépendance au tourisme, les variations brutales de la demande et son imprévisibilité, peut-être faudra-il développer des activités de transformations insulaires à forte valeur ajoutée au sein d’une structure coopérative ?  Pour sécuriser l’alimentation de la restauration collective (Ecoles Collèges Ehpad) et de l’ensemble habitants à l’année peut-être devrions nous réfléchir à des formes de production et de commercialisation adaptées (Régie communales, maraîchage subventionné pour l’approvisionnement des cantines, AMAP…).

Ces questions se posent partout en France tant la déprise agricole depuis un siècle s’est accompagnée d’une spécialisation au détriment de la variété de l’offre alimentaire locale, séparant toujours plus le consommateur du paysan.  Contrairement à d’autres pays nous n’avons pas maintenu de ceinture vivrière autour des villes et des lieux d’habitation, et ce même à la campagne… et sur les îles.
De même qu’il y a des plans régionaux de veille et sécurité sanitaire, de prévention des risques en matière d’eau, de feux, de tempêtes, il nous semble important d’intégrer la question de l’approvisionnement alimentaire dans un plan plus global de qualité de vie sur l’île sur le long terme. Actuellement nos gouvernants planchent sur la question dans l’urgence. Espérons avec succès, pour cette crise-ci ! Mais à plus long terme il nous faut impérativement reterritorialiser, améliorer et renforcer notre souveraineté alimentaire et sanitaire. L’actualité nous le rappelle !

Impact de la crise du coronavirus sur les exploitations et les filières agricoles insulaires dans les îles Atlantiques

La mise en place du confinement, l’arrêt de certaines activités et les restrictions de transport modifient la façon dont les agriculteurs travaillent au quotidien. Afin d’évaluer les impacts précis de cette crise sur les systèmes agricoles insulaires, le RAIA réalise l’observation et l’analyse de la situation sur les différentes îles de l’Atlantique.
Ce travail permettra d’identifier les fragilités, ou au contraire les forces, existant dans les îles. Il pourra servir de base à des propositions ciblées d’action de soutien, dans l’immédiat ou par la suite.
Au 23 avril, le bilan global qui peut être dressé de la situation est le suivant :
En dehors des installations agricoles qui sont fortement impactées par la crise, les agriculteurs enquêtés et ceux dont ils sont proches semblent pour le moment s’être adaptés à la situation. Le début du confinement est intervenu, par « chance », dans une période à laquelle le volume des productions à écouler était assez faible. Le relatif soutien des élus locaux et l’augmentation de la clientèle ont permis d’écouler les productions du mois dernier et de début avril sans difficulté majeure, bien que des baisses de chiffre d’affaire (par comparaison avec les années passées) commencent à apparaître.
Les activités qui pâtissent le moins de la situation sont celles installées depuis longtemps, autonomes (peu d’intrants, transformation) et avec des débouchés réguliers sur l’année.
Les filières reposant essentiellement sur la commercialisation des produits auprès d’une clientèle touristique saisonnière sont en grande difficulté (saliculture et viticulture en vente directe notamment).
Les inquiétudes sont vives quant à la saison estivale à venir, qui représente la majeure partie du chiffre d’affaire annuel en vente directe. Pour certains, la situation risque de se compliquer rapidement à partir de la fin du mois d’avril. Néanmoins, il semble y avoir pour le moment peu de stratégies spécifiques mises en œuvre pour s’adapter à un « scénario pessimiste » remettant en cause la totalité de la saison.

L’article : Coronavirus-et-agriculture-insulaire-Note-dinformation

Recette de saison à la betterave

Vous avez de belles betteraves au jardin, dans votre panier du producteur, achetées chez le producteur ou au marché…
Recette de petites galettes de betteraves
– 500gr de betterave râpée
– 5 CS (100gr) de farine de votre choix (blé, blé noir, de riz, de quinoa, …
– 3 CS d’huile de votre choix
– 1 oignon découpé en petits cubes
– persil, aromatiques de votre choix (romarin, sauge, persil,… finement ciselé)
– Eau tiède pour liée farine et betteraves
– 1/2 CC de vinaigre de votre choix
Mélanger le tout et dans une grande poêle plate bien chaude faire frire par petite quantité
Galettes servies chaudes avec 1 salade verte de votre choix.

Christine

Galette à la betterave
Galette à la betterave

Poulet Calcutta

Poulet Calcutta, cuit dans un Romertopf
1 Poulet (production locale sans pesticides)
3 C à S de beurre
Sel, poivre
1 c à thé de curry
Noix de muscade râpée
1 C à S de sucre
2 jus de citron
1 c à thé de gingembre râpé
Un peu de mango-chutney
2 oranges
¼ de L de crème fraiche
1 jaune d’œuf

Nettoyez le poulet et coupez-le en morceau. Salez poivres et faites mariner dans un jus de citron.
Garnissez la Römertopf (trempée au préalable) des noisettes de beurre et déposez-y les morceaux de poulet.

Romertopf
Romertopf

Laissez mijoter durant environ 40mn à 220°.
Incorporez le curry, la muscade, le sel, le sucre, jus de citron et des quartiers d’orange. Laissez mijoter encore une heure. Ouvrez la cocotte et faites brunir environ dix minutes
Accommodez la sauce avec la crème fraîche, un peu de mango-chutney. Liez avec un jaune d’œuf.
Servez avec du riz au curry.

Envoyé par Françoise

 

Salade de poulet, soupe au poulet oeuf et citron…

Poule pondeuse Cristi Cohen
Cristi Cohen

LA SALADE DE POULET

  1. Placez un poulet fermier (bio de préférence) entier dans une grosse marmite, recouvrez d’eau, ajoutez 3 branches de céleri, 1 morceau de gingembre, 2 oignons blancs pelés, 6 carottes entières pelées, une cuillerée de gros sel, quelques grains de poivre. Portez à ébullition puis réduisez le feu, et faites cuire pendant au moins deux heures en écumant de temps en temps.
  2. Lorsque la viande se détache des os, arrêtez le feu et laissez refroidir dans son bouillon. Egouttez le poulet, déchiquetez-le en gros morceaux, détaillez les carottes en tronçons également (jetez céleri, oignons et gingembre ; filtrez et réservez le bouillon pour un autre usage). Coupez le coeur d’un céleri branche frais en rondelles, détaillez une dizaine de cornichons en rondelles, ainsi qu’une échalote ou un petit oignon rouge en fines lamelles.

Préparez une vinaigrette bien relevée : mélangez 1 cuillerée à soupe de moutarde de Dijon avec 2 à 3 cuil. à soupe de vinaigre de cidre ou de Xérès, ajouter 4 à 5 cuil. à soupe d’huile d’arachide vierge. Ajustez le sel et le poivre, fouettez bien la vinaigrette jusqu’à consistance d’une mayonnaise légère. Emincez de l’aneth.
Mélangez le poulet, les carottes et les légumes frais avec la vinaigrette, puis parsemez d’aneth. Servez à température ambiante. C’est également délicieux dans un sandwich.

Salade de poulet en pot-au-feu : La chef de Chez Aline, Delphine Zampetti livre sa recette.

BOUILLON DE POULE À L’ŒUF ET AU CITRON

Soupe aux vermicelles, œuf et citron (Pour 4 personnes)
1litre de bouillon de poulet  Bio (oignon, ail, herbes, cuit à feu doux puis dégraissé)
Petites pâtes (vermicelles de blé ou de riz). Vous pouvez remplacer les vermicelles par des graines de Chia ou des restes de pain coupés en petits morceaux.
2 œufs
1 citron.
1. Faites un bouillon de poulet, gardé de la cuisson d’un poulet, ajoutez vermicelle ou graines de Chai ou reste de pain
2. Dans un bol cassez deux œufs et remuer. Arrêter le feu sous le bouillon.
3. Ajoutez progressivement par petites quantités le bouillon chaud et remuez jusqu’ à temps que l’œuf s’intègre bien et soit assez chaud pour tout mélanger sans cuire. Ajouter le citron et servez bien chaud.

Soupe populaire Séfarade de Salonique.