Bienvenue sur le blog du Collectif agricole de l’Ile d’Yeu

 

Terres fert'île

« Terres Fert’Ile » : un projet qui s’inscrit dans l’histoire de l’Ile d’Yeu

Une des raisons de la création du Collectif Agricole de l’Île d’Yeu était de soutenir l’agriculture existante et les porteurs de projet. Ces derniers devaient souvent renoncer parce qu’ils ne trouvaient pas de terrains. En effet, ceux-ci étaient et sont toujours en friche.

Les terres se sont enfrichées peu à peu depuis un siècle et plus particulièrement depuis la fin de la guerre. Mais avant, l’île était cultivée. Chaque maison avait son jardin, sa vigne, ses arbres fruitiers, des volailles, parfois une vache pour le lait, comme le relate le film « La Meule, un village entre terre et mer ». Il y avait aussi des fermes avec des élevages et des cultures de céréales. Ce patrimoine a presque entièrement disparu sous les friches. Il faut cependant saluer les quelques paysans – maraîchers et éleveurs – qui se sont maintenus contre « vents et marées ».

L’Ile d’Yeu subit la spéculation foncière, comme la plupart des zones touristiques. Mais nous savons tous que cela ne peut durer très longtemps. Tous les cinq ans, la France perd en zone agricole l’équivalent d’un département. Pourtant pour se nourrir, les terres agricoles sont indispensables.

Dès que le PLU a été voté, le Collectif Agricole, en partenariat avec l’association Yeu Demain et Terre de Liens, a élaboré un projet de développement de l’agriculture sur l’île. Nous avons présenté ce projet à la nouvelle municipalité qui a accepté en Octobre 2014 de le soutenir, le développement de l’agriculture faisant partie de son programme électoral. Un Comité de Développement de l’Agriculture (CDA) a été créé. Il est composé des trois associations, de la mairie et de tous les agriculteurs qui souhaitent s’y associer.

Le projet Terres Fert’Ile poursuit un ensemble d’objectifs : 

– C’est renforcer les fermes existantes et soutenir les porteurs de projet.

C‘est retrouver une certaine autonomie alimentaire. Une agriculture de proximité, en circuit court, de qualité, qui respecte l’environnement. Nous savons que le coût des transports ira en augmentant.

C‘est s’inscrire dans le long terme, et répondre en même temps à l’urgence si nous voulons relever le défi des enjeux de la transition énergétique et faire face aux risques climatiques. La friche réduit la biodiversité et nous risquons, si nous ne faisons rien, un envahissement de l’île par les chênes verts, prunelliers, la buche (les ajoncs). L’agriculture permet une diversification de la biodiversité et rend les habitats plus ouverts, plus accueillants pour les plantes, les oiseaux et les animaux.

C‘est contribuer à la création d’emplois. Même s’il ne s’agit à terme que de quelques dizaines d’emplois directs, il faut aussi penser aux emplois indirects, au maintien des écoles et des services.

C‘est une création de richesse qui ne peut être négligée, bien au contraire, dans la période actuelle.

C‘est valoriser les terres. Aujourd’hui les propriétaires payent des impôts fonciers pour des parcelles inutilisées et laissées en friche. Demain en les louant à des agriculteurs, ils pourront percevoir un revenu et être fiers que leurs parcelles permettent à des jeunes de s’installer, de nourrir les islais et de retrouver ce patrimoine dont nos anciens se souviennent encore.

Pour réussir le projet Terres Fert’Ile a besoin de tout le monde !

Concrètement, nous en sommes à l’étape de recherche des propriétaires et ensuite nous prendrons contact avec eux pour savoir ce qu’ils souhaitent faire de leur parcelle. C’est bien à chaque propriétaire de décider s’il veut laisser ses terres en friche, ou bien s’il veut permettre un développement de l’agriculture sur l’île, la création d’emploi, l’installation de jeunes. Le CDA est un outil pour aider les propriétaires, les informer sur les conditions de bail, sur la fiscalité, les moyens de mettre en œuvre le défrichage et la gestion des parcelles.

Nous ne sommes pas les premiers à vouloir défricher des zones agricoles et nous pouvons nous appuyer sur d’autres expériences. Par exemple à Bouguenais à côté de Nantes, les propriétaires se sont rassemblés en AFA (Association Foncière Agricole). L’AFA est composée uniquement des propriétaires, elle permet de gérer les parcelles, leurs accès, les fossés. Un propriétaire peut intégrer une AFA existante ou la quitter s’il le désire.

Ce projet est important pour l’île, nous souhaitons et nous espérons qu’il rencontrera un écho favorable.

Ile d’Yeu, le 1 mai 2015 ,
Georges BIRAULT
Président du Collectif Agricole de l’Île d’Yeu.

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